Culture, Faire plaisir

« L’ORIENTAL » ENFLAMME L’OLYMPIA AUX SONS ARABO-ANDALOUS

« Enfants de tous pays », « Paris tu m’as pris dans tes bras », « Adieu mon pays », « Les filles de mon pays », « Les gens du nord », « L’oriental », « Le mendiant de l’amour » …Des tubes que, depuis 57 ans, Enrico Macias enchaîne. Populaire dans le monde entier pour sa joie de vivre, l’ancien enseignant n’a de cesse de chanter ses racines culturelles et de faire voyager ses influences judéo-arabe et ses émotions, comme une raison de vivre, comme un besoin viscéral pour ne pas oublier d’où il vient ; un combat qui lui vaudra d’être reconnu chanteur de la paix et d’être décoré par le Ministère israélien de la Défense « pour son soutien à l’État d’Israël et à son armée ».

Pour ce fils de violoniste, qui ne peut imaginer sa vie sans chanter, la scène est une seconde maison. « Une salle de concert, c’est les vacances pour moi. Sur scène, c’est là que j’oublie tous mes soucis de la vie quotidienne » confiait-il au micro d’Anne Roumanoff sur Europe 1. À 80 ans, Gaston Ghrenassia de son vrai nom démontre que son énergie est toujours la même et que son engouement ne l’a pas quitté. « Je suis heureux de pouvoir échanger, avec le public, mes chansons, heureux de communier. (…) Cela me remplit de joie« . Son premier Olympia remonte à 1964. Celui qu’il vient de faire en ce 18 juin est son 26ème. Son public était là, fidèle et lui heureux de le retrouver. « C’est un cadeau et un privilège de chanter une fois encore à l’Olympia. Je vous apporte le bonheur et la fête ».

Entouré de musiciens franco-algériens de l’orchestre « Al Orchestra » et accompagné de son fils Jean-Claude (homme-orchestre et musicien) et de sa petite-fille Julia, (une des trois choristes), il a enflammé la salle en interprétant ses standards revisités. Et le chanteur n’a pas menti. Afrique du nord, méditerranée, orient, aux effluves de jasmin et de fleur d’oranger, soleil, mandole … Enrico a été et restera cet ambassadeur d’une ambiance entraînante et joyeuse.

Puis, c’est vêtu d’un costume trois-pièces blanc, qu’il a rythmé aux sons arabo-andalous des ouds, la seconde partie de son concert dédiée à la tolérance en faisant des duos avec David Ababou, un jeune interprète israélien ainsi qu’avec deux très grandes chanteuses du Maghreb, l’une algéroise, l’autre tunisienne, pour une seule finalité : celle d’un concert de 2H30 avec pour maître mot celui de la Fête aux sons des youyous.

Enrico Macias en concert dans toute la France ainsi qu’à l’étranger.

Dates et renseignements sur www.enricomacias.net et www.sudconcerts.net

Daphné Victor

Visuels : DR- Rubens Hazon

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