Culture, Faire plaisir

Théâtre – LA LIBERTE FAITE FEMME

Emmanuelle est une femme très actuelle. Avocate trentenaire, elle assume pleinement son indépendance et son célibat. Homme, femme peu importe, tant que c’est chacun reste chez soi. Des enfants ? Pourquoi faire dans le climat social et environnemental que notre société traverse ?

Alors qu’elle vient d’enterrer sa grand-mère Colette, Emmanuelle est projetée dans le passé. Qu’elle n’est pas sa stupéfaction de se retrouver face à elle, lorsqu’elle-même était âgée de 30 ans. Rêverait-elle éveillée ? Absolument pas. Cela semble bien réel malgré les 60 ans qui les séparent… subitement ! Elle ne sait ni pourquoi, ni comment ce voyage spatio-temporel est possible. Elle est juste certaine de vivre un cauchemar. Alors, bienvenue en 1960.

Ambiance vintage garantie !

Et voilà que deux femmes que tout oppose (idées, envies, projection sociale, époque) se confrontent. Deux générations différentes pour les mœurs, l’éducation et l’épanouissement, totalement contrastés. C’est le choc du miroir. Femme d’hier au foyer contre femme libérée d’aujourd’hui. Cosette face à Cendrillon 2.0. Monde réac contre société libre et évoluée. Exit le guide de la parfaite ménagère. Il est dépassé. Vive le girl power !

C’est ainsi qu’on au-delà des apparences, les revendications des deux femmes ne sont pas si éloignées que ça. Deux époques, pour, in fine, un même combat : celui de l’épanouissement de la femme et un même constat : pour être parfaite, que ce soit en jupe comme en pantalon, l’essentiel c’est d’être toi. Donc, dorénavant, c’est Liberté, égalité, féminité !

« Sois parfaite et t’es toi », une fine comédie aérée, originale et inspirante de Lucile BRUNEL et Elyse FRUTTERO en collaboration artistique de Charlotte Lequesne, avec, pour fil conducteur, la transmission générationnelle et l’égalité des sexes. 1H10 dynamique au son de l’humour ouvrant la réflexion sur la condition des femmes à travers les époques : un manifeste sur leur émancipation, leur liberté et leurs droits.  Attention toutefois aux petits écarts quant à certains éléments de décors et propos en décalage avec les époques. Une pièce portée en alternance par Aline Gaillot, Élodie Godart, Bérénice Bala et Cécile Marxet.

Daphné Victor

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