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Culture – CECILE LE RAY…UNE VOIX…DE LEGENDE

Elle est mezzo-soprano. Sa voix grave et chaleureuse lui a permis d’être remarquée, au prix d’un grand travail et de nombreux sacrifices. Cécile Le Ray n’est pas qu’une chanteuse lyrique talentueuse. C’est une perfectionniste acharnée pour qui chanter va au-delà de la passion. « Il n’existe pas d’artistes méconnus. Les efforts portent toujours leurs fruits » confiait à Vac Magazine, celle qui, adolescente, détestait l’Opéra !!!

Eh oui, à cette époque, la jeune conflanaise aspirait surtout à une carrière de pianiste classique. Mais, 17 ans était un âge trop avancé pour débuter un instrument.

Un douloureux crève-cœur qu’elle surmonte en s’inscrivant par dépit à des cours de chant. Sans le savoir, ce choix sera celui de sa destinée : celle d’une voix qui va devenir sa voie.

Alors tout est bon pour perfectionner son organe : quelques notions de piano, cours de solfège, d’allemand et d’italien, les deux principales langues des airs d’opéra. Elle entonnera ses premières notes vocales dans « La vie parisienne » et « Orphée aux enfers » d’Offenbach, « Faust » de Gounod et « Didon et Enée » de Purcell, « La Traviata » de Verdi, « Les Noces de Figaro » de Mozart, « Scylla » d’Haendel. Sa carrière est lancée. Résultat ? Elle remporte trois années de suite le premier prix de l’Ufam ainsi que le Prix International. Nombreux sont les chefs d’orchestre séduits par sa voix chaude qui lui ouvrent les portes vers des « chants » d’alto en oratorio. Son sérieux, son professionnalisme et sa détermination auront raison d’elle. Grâce à Jacques Chancel, elle passe de l’ombre à la lumière en participant en 1988 auprès de la célèbre soprano Julia Migenes, au Téléthon d’Antenne 2. Dès lors, les projets vont s’enchaîner et France 5 lui consacrera  un documentaire réalisé par Jean-Claude Darrigaud.

Cécile Le Ray chante depuis ses 17 ans. Pas un matin sans faire des vocalises pendant 45 minutes. « Chanter est un besoin vital pour mon équilibre (…) J’éprouve un véritable plaisir physique, une sensation inexplicable … un profond bien-être ».

Aujourd’hui, c’est vers le jeune public qu’elle se tourne. Elle donne de la voix aux contes en signant son premier livre pour enfants. « Élise et Fleur d’eau » est le premier opus d’une série dont la fin n’est pas encore connue.

Daphné Victor

Photos DR