Culture, Faire plaisir

Musique – FREDERIC LONGBOIS ENVOIE DU (HAUT) BOIS

Impossible que vous soyez passé à côté de cet artiste complet. Frédéric Longbois est un phénomène à lui tout seul. Les prestations du quinqua dans « The Voice 7 » restent toutes mémorables. Un Julien Doré versus Old School et sincèrement, ça l’a fait. Le style inégalable de ses réinterprétations originales ont conduit ce personnage haut en couleurs jusqu’en demi-finale. Le talent de ce premier prix du Conservatoire a laissé des traces. Son expérience télévisuelle a porté ses fruits. Le coach vocal pour l’académie internationale de comédie musicale a sorti en novembre dernier « Je viens vers vous » un album composé de certains des titres qu’il a chantés dans le programme de TF1 tels que « Bécassine » et « Tata Yoyo » ainsi que des inédits dont un duo avec Michèle Laroque. Mais, c’est sur scène que l’ancien coiffeur de Trouville-sur-Mer se sent le plus en harmonie.

Impatient de retrouver un public conquis et acquis, il vient de présenter dans la très belle salle de la Nouvelle Eve (Paris IXème) un spectacle musical à son image, original et fantasque dans lequel il raconte son histoire, de son enfance jusqu’à ce moment partagé. « J’espère prolonger encore un peu ce voyage en vous faisant partager mes chansons, mes joies, mon arc-en-ciel, comme je le dis souvent et mon piano turbulent ». Et il le fait très bien. Le maestro clownesque envoie du lourd en s’amusant sur scène où il chante et joue la comédie aux côtés de deux musiciens (un accompagnateur et un batteur).

Mais serait-il un « fou chantant ? Certainement et qui fait du bien. « Les chansons sont faites pour pleurer, pour rire, ça nous ramène à nous-même ». Avec Frédéric, pour sûr, la sensibilité poétique est au rendez-vous. L’interprète prend possession des textes en tenant la note. Résultat ? Il bouleverse l’âme en revisitant « L’aigle noir » et provoque l’émoi avec une chanson dédiée à sa mère disparue : un serment d’amour, l’hommage d’un fils, un cri d’affection et d’admiration. Il n’y a pas à dire, il a le « bon move ». Conscient de sa nouvelle popularité, l’artiste fantaisiste dit « merci à la vie, pour tous ces moments de folie, de joie ». Ce soir, « il n’a été qu’une chanson » comme celle chantée par Ginette Reno, celle de l’émotion, d’une démonstration de passion » et rien que pour cela, on lui dit « Merci Frédéric ».

Daphné Victor

Photos : Christophe Pasquet