Culture

LE GROS DIAMANT DU PRINCE LUDWIG

Tout d’abord, commençons par cette irrésistible « tribu », composée de personnages tous plus drôles les uns que les autres : Prince Ludwig : le Prince -– Valentin Troisgros : Directeur de la City Bank – Roger Troisgros : agent de sécurité – Marilyn Monaghan : guichetière à la City Bank – Warren Slack : stagiaire à la City Bank depuis 36 ans !!! – Sam Monaghan : pickpocket et fils de Marilyn Monaghan – Chuck Davis : Officier de police – Bob Cooper : gardien de prison – Caprice : une arnaqueuse – Mitch Ruscitti : un malfrat –  et John Jefferson : journaliste.

Mais le personnage principal qui attire tout ce petit monde de bras cassés est

« Un gros diamant qui appartiendrait « apparemment » au Prince Ludwig, et serait, en toute sécurité, (encore apparemment !)  à la City Bank.

Diamant qui va donner lieu à un braquage le plus nul et le plus drôle de tous les braquages.

Ils s’en donnent à cœur joie, flirtant avec le burlesque pour le plus grand bonheur du public, enfants et adultes qui rient aux éclats de leurs  délirantes « prouesses » (des gardiens de prison pas très futés – un malfrat loin d’être intelligent – un pickpocket honnête – un amant qui se cache comme il peut ….) pour n’en citer que quelques unes car la liste est longue !

Les comédiens sont particulièrement en symbiose et se donnent la réplique avec une joie évidente. Une équipe soudée.

La mise en scène inventive de Gwen Aduh, rondement menée, ne laisse pas…respirer et colle avec justesse à la tonicité du texte. Les changements des 6 décors sont exécutés avec rapidité et fluidité par 3 techniciens de plateau aidés par les artistes eux-mêmes. Trois d’entre eux (le pickpocket – le malfrat et l’arnaqueuse), attachés à des câbles n’hésitent pas à descendre du haut de la scène jusqu’au diamant, tout en chantant une berceuse pour endormir le gardien !

N’oublions pas les très bons musiciens ; en live ils apportent un vrai plus et interviennent par moment sur scène pour camper certains personnages.

L’interactivité oui, cela devient de plus en plus fréquent au théâtre.

Le mythique « Palace », appartenant aux frères Vardar nous offrent ici – comme dans leurs autres théâtres parisiens – des comédies savoureuses. Une grande salle qui ne désemplit pas vu le succès remporté durant 7 mois au théâtre du « Gymnase ».

La troupe des Faux British vainqueur du Molière de la meilleure comédie, en 2016,  récidive avec cette pièce récoltant une fois de plus, le Molière de la Meilleure comédie en 2018.

Mise en scène : Gwen Aduh (assistée de Chanel Mentie) – Auteurs: Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields – Adaptation française : Miren Pradier et Gwen Aduh

Avec  : Avec : Aurélie de Cazanove – Guillaume Collignon – Pierre Dumur – Lionel Fernandez- Stephan Imparato – Jean-Marie Lecoq – Miren Pradier – Pascal Provost – et Nicolas Reynaud.

Musiciens en alternance : Jean-Baptiste Artigas – Erick Borelva – Xavier Ferran – Julien Pouletaud – Mano Razanajato

Décors : Michel Mugnier – Lumières : Hugo Oudin – Costumes : Aurélie de Cazanove 

Musique : Gabriel Levasseur – Création sonore : Baptiste Chevalier -Duflot

Crédit photos : Christophe Raynaud de Lage

 

Une comédie complètement déjantée qui roule à la vitesse grand V sur les boulevards du rire et du burlesque des années 50.

  

Yolande Valentin

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